Le Soir 20/03/18
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jimbojones
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Le Soir 20/03/18
Article sur les Clubs historiques des divisions inférieures (1/3)
http://www.dailymotion.com/video/x6foy1k
Être et avoir été : tel est le défi qu’ont accepté de relever quatre clubs évoluant aujourd’hui dans les divisions amateurs de l’ACFF, après avoir connu un glorieux passé. Quatre clubs historiques qui ont fait le choix d’un retour vers le futur : La Louvière, du RFC Liège, de l’Olympic et le RWDM.
Champions de Belgique pour les uns, vainqueurs de la Coupe pour les autres, tous ayant fait les belles heures de notre Elite, avant de péricliter. Aujourd’hui, le RWDM, le RFC Liège, l’Olympic de Charleroi et la RAAL La Louvière, s’appuyant sur une assise populaire toujours aussi prompte à s’enflammer, sont occupés à renaître de leurs cendres. Chacun à son rythme mais avec la ferme intention d’y arriver. Nous avons réuni leurs présidents, en abordant avec eux les sujets qui font leur quotidien.
Ce mardi, nous nous penchons sur la problématique des supporters, leur soutien et leurs dérives. Dans nos éditions de mercredi, nous examinerons le volet finances et ambitions. Enfin, jeudi, nous débattrons de la réforme du football.
Précisons-le d’emblée : Thierry Dailly (RWDM), Jean-Paul Lacomble (Liège), Adem Sahin (Olympic) et Salvatore Curaba (RAAL), tous ont joué le jeu des réponses franches, à des questions directes, sur des sujets parfois délicats. Est-ce dû à la chaleur du cadre et la qualité des mets servis dans le restaurant grec qui hébergeait les protagonistes ? Peut-être. Ou le plaisir de se retrouver, entre présidents rivaux, dans une ambiance conviviale...
« Avec du public, tu mènes 1-0 avant le match… »
Le récit du débat qui s’est tenu à deux pas du siège central de Supdresse, à Namur, aurait pu durer une journée avec de tels passionnés, dévoués à la cause de leurs clubs en sus d’activités professionnelles prenantes puisqu’on parle de personnes avec des responsabilités importantes aussi en dehors du football.
Mais en quelques heures, sur fond de mezze partagé par des concurrents se respectant manifestement, le résultat consista en des échanges aussi riches qu’intenses entre Thierry Dailly (RWDM), Salvatore Curaba (RAAL), Jean-Paul Lacomble (RFCL) et Adem Sahin (ROCC).
En passe de fêter la montée, c’est le président du poids lourd molenbeekois qui a ouvert le bal pour un état des lieux général dans lequel on constate sans peine que Liège est résolument sur la bonne voie, que La Louvière dispose clairement d’une marge de progression importante et que l’Olympic, dont le patron a démontré une lucidité d’excellent aloi, est quant à lui à la peine quand on évoque le paramètre capital de l’assise populaire…
Dailly : « Nous sommes plutôt bien lotis sur ce plan puisque nous pouvons nous appuyer sur plus de 2.000 abonnés et il y avait 4.000 ou 5.000 supporters pour le match contre Liège récemment, ce qui n’est pas rien à notre niveau. Comme les autres clubs représentés autour de la table, nous disposons d’un passé qui explique cet engouement. En déplacement, aussi, nous sommes d’ailleurs magnifiquement soutenus. Cela dit, même si notre base populaire est stable avec un socle très solide, les résultats font évidemment beaucoup, il n’y a rien à faire… Bien sûr, on travaille dur pour cela. Et puis, nous restons le club bruxellois de référence, étant entendu qu’Anderlecht est, lui, un club national, ce qui n’est pas la même chose. Je ne lui manque donc aucunement de respect en rappelant cette évidence. »
Curaba : « Pour ma part, si la Louvière Centre avait fédéré les supporters de notre ville, je ne me serais pas permis de relancer la RAAL. Je dois quand même avouer que je m’attendais à pouvoir compter sur plus de public. On se penche sur ce point afin de l’améliorer. Une des clefs est sans doute d’aligner plus de jeunes formés chez nous et qui donnent ainsi de l’identité au club. Le RWDM aligne ainsi pas mal de joueurs qui détiennent son ADN… Après, c’est vrai qu’on a beau faire ce qu’on veut mais que ce sont quand même les résultats qui comptent. On joue devant une moyenne de 1.400 personnes. Il y a des matches avec 1.000, d’autres avec 2.200… En montant, on devrait pouvoir attirer 500 personnes de plus. En tout cas, le potentiel dans la région est énorme. C’est ce qui me fait avancer en étant positif. »
Sahin : « Chez nous, c’est différent… Il faut rappeler qu’on a dû sauver le club de la faillite en 2012. Avant cela, il avait été très mal géré, ce qui avait dégoûté pas mal de monde. Il faudra encore du temps… Et puis, la moyenne d’âge de nos sympathisants se situe dans la soixantaine, avec beaucoup de supporters de 70 et 80 ans. Nous avons 200 abonnés, on joue devant 600 supporters en général et cela grimpe parfois à 800 ou 1.000. Pour continuer à évoluer dans le bon sens, il n’y a rien à faire, ça ne suffit pas. L’assistance et tout ce qui en découle, c’est primordial. Avec des publics comme ceux dont disposent mes collègues de table, vous menez déjà 1-0 avant de commencer le match ! Et des partenaires sont plus enclins à vous rejoindre. Dans notre cas, on souffre forcément du voisinage du Sporting, qui a été repris au même moment et où un travail d’exception est réalisé depuis lors. On avait déjà du mal à attirer de nouveaux supporters, plus jeunes, et le fossé générationnel continue à se creuser… »
Lacomble : « Notre assistance tourne autour de 2.000 unités avec un minimum de 1.500 et nous avons 700 abonnés, plus ceux des business-seats. En déplacement, la mobilisation se compte en centaines. Je suis d’accord pour dire que les résultats sont importants mais l’identité ne l’est pas moins. On l’a vu lors de notre retour à Rocourt, où on joue devant deux fois plus de monde qu’à Seraing. Nous avons consenti les efforts qu’il fallait pour sauver le matricule 4, auquel les supporters tiennent tant. Les dettes étaient très élevées mais ne pas dénaturer le club avait un prix que nous avons payé sur fonds propres car la poursuite des activités du club en dépendait. Comme le RWDM à Bruxelles, nous sommes le premier club liégeois puisque le Standard étend sa popularité partout dans le pays. »
Un futur club-satellite parmi les quatre?
MIS EN LIGNE LE 19/03/2018 À 21:34
Vivre à l’ombre d’un puissant voisin n’est jamais chose aisée dans le football.
Vivre à l’ombre d’un puissant voisin n’est jamais chose aisée dans le football. Adem Sahin, le patron des Dogues, admiratif de ce qui se fait au Mambourg, où on le croise parfois avec d’autres dirigeants de la Neuville, ne se voile pas la face à ce sujet. L’homme répète à tout qui veut l’entendre que son ambition ultime est de ramener le ROCC parmi l’élite. Mais l’ampleur de la tâche semble a priori insurmontable.
Du coup, de manière intelligente, il collabore avec le Sporting, à la grande satisfaction des autorités communales : « L’heure est à l’entente, ce n’est plus comme avant… Nous avons trouvé un accord il y a déjà quelque temps pour que les Zébrions jouent leurs matches à domicile chez nous le lundi soir et tout se passe très bien. »
Avant d’aller plus loin ? « Si nous montons en D1 Amateurs, on reparlera sans doute de pouvoir offrir du temps de jeu à des jeunes joueurs du Sporting, ce qui serait bénéfique pour toutes les parties. »
indifférence au tivoli
Alors que les deux stades ne sont séparés que de quelques centaines de mètres, c’est donc la sagesse qui prévaut et le jour où il deviendrait une sorte de club-satellite, que ce soit officiellement ou de facto, de son grand frère, l’Olympic aurait sans doute tout à y gagner…
À La Louvière, par contre, l’indifférence prévaut entre les deux clubs se partageant le Tivoli et on se demande si le reliquat de l’US Centre va pouvoir tenir encore longtemps face au rouleau compresseur de la RAAL. Enfin, il va de soi que Liège et le RWDM continueront à occuper toute la place qui leur revient malgré le voisinage de machines à gagner des titres au plus haut niveau…
M.S.
Sécurité: Curaba veut un groupe de travail
MIS EN LIGNE LE 19/03/2018 À 21:34
Les clubs sont parfois démunis pour gérer certains débordements...
Les clubs mettent tout en œuvre pour éviter les débordements.Les clubs mettent tout en œuvre pour éviter les débordements. - Belga
Plus il y a de supporters à gérer, voire à canaliser, plus le risque de connaître des soucis sécuritaires de divers ordres existe, bien évidemment.
Or, parmi les clubs amateurs qui nous occupent, certains bénéficient d’un soutien en déplacement dont beaucoup de cercles d’élite ne peuvent se targuer, ce qui peut avoir autant d’inconvénients que d’avantages…
Il faut en effet souvent faire avec les moyens du bord pour accueillir des foules dans des stades qui ne sont pas ou plus en état d’absorber des centaines de partisans visiteurs. Les blocs ne sont pas séparés, la police n’est pas en nombre suffisant, l’organisation du club visité n’est pas optimale et on en passe…
Même si le nombre d’incidents reste assez limité, c’est souvent très chaud quand il y en a. « Et on constate alors que les fauteurs de troubles viennent parfois de l’extérieur. Face à cela, on est démuni. Il ne nous est pas possible, et il ne nous revient d’ailleurs pas, de contrôler toutes les identités », explique le patron du RWDM, qui compte néanmoins son lot d’interdits de stade via la loi football, qui est bien d’application dans les séries inférieures concernées.
Le dialogue et la discussion sont privilégiés par nos interlocuteurs afin d’anticiper au maximum les éventuels problèmes qui pourraient survenir. Au RWDM et à Liège, on va même plus loin en soutenant les supporters dans certaines activités extérieures, voire en menant des actions sociales d’importance.« Sans soutien public », souligne le président liégeois, qui rejoint son confrère bruxellois quant à la difficulté de contrôler l’identité de ceux qui se déplacent. « Et qui ne sont pas forcément ceux qui ont acheté les tickets… »
Suite aux récents incidents sérieux ayant émaillé le déplacement de son équipe chez les Francs Borains, le numéro 1 louviérois a fait le dur apprentissage des soucis liés à la sécurité : « Sans vouloir revenir là-dessus au surplus car je ne tiens pas à polémiquer, l’organisation pour nous recevoir n’était pas optimale. Quoi qu’il en soit, les clubs doivent collaborer pour s’entraider en la matière. Je suis d’ailleurs pour la création d’un groupe de travail sous l’égide de l’association des clubs francophones afin de nous aider à mieux gérer les différentes situations qui peuvent se présenter. »
Enfin, à l’Olympic, on a les avantages de ses inconvénients et on en rit volontiers : « Compte tenu de la moyenne d’âge de nos supporters, il n’y a guère de risques de bagarres avec nous, hein… »
M.S.
http://www.dailymotion.com/video/x6foy1k
Être et avoir été : tel est le défi qu’ont accepté de relever quatre clubs évoluant aujourd’hui dans les divisions amateurs de l’ACFF, après avoir connu un glorieux passé. Quatre clubs historiques qui ont fait le choix d’un retour vers le futur : La Louvière, du RFC Liège, de l’Olympic et le RWDM.
Champions de Belgique pour les uns, vainqueurs de la Coupe pour les autres, tous ayant fait les belles heures de notre Elite, avant de péricliter. Aujourd’hui, le RWDM, le RFC Liège, l’Olympic de Charleroi et la RAAL La Louvière, s’appuyant sur une assise populaire toujours aussi prompte à s’enflammer, sont occupés à renaître de leurs cendres. Chacun à son rythme mais avec la ferme intention d’y arriver. Nous avons réuni leurs présidents, en abordant avec eux les sujets qui font leur quotidien.
Ce mardi, nous nous penchons sur la problématique des supporters, leur soutien et leurs dérives. Dans nos éditions de mercredi, nous examinerons le volet finances et ambitions. Enfin, jeudi, nous débattrons de la réforme du football.
Précisons-le d’emblée : Thierry Dailly (RWDM), Jean-Paul Lacomble (Liège), Adem Sahin (Olympic) et Salvatore Curaba (RAAL), tous ont joué le jeu des réponses franches, à des questions directes, sur des sujets parfois délicats. Est-ce dû à la chaleur du cadre et la qualité des mets servis dans le restaurant grec qui hébergeait les protagonistes ? Peut-être. Ou le plaisir de se retrouver, entre présidents rivaux, dans une ambiance conviviale...
« Avec du public, tu mènes 1-0 avant le match… »
Le récit du débat qui s’est tenu à deux pas du siège central de Supdresse, à Namur, aurait pu durer une journée avec de tels passionnés, dévoués à la cause de leurs clubs en sus d’activités professionnelles prenantes puisqu’on parle de personnes avec des responsabilités importantes aussi en dehors du football.
Mais en quelques heures, sur fond de mezze partagé par des concurrents se respectant manifestement, le résultat consista en des échanges aussi riches qu’intenses entre Thierry Dailly (RWDM), Salvatore Curaba (RAAL), Jean-Paul Lacomble (RFCL) et Adem Sahin (ROCC).
En passe de fêter la montée, c’est le président du poids lourd molenbeekois qui a ouvert le bal pour un état des lieux général dans lequel on constate sans peine que Liège est résolument sur la bonne voie, que La Louvière dispose clairement d’une marge de progression importante et que l’Olympic, dont le patron a démontré une lucidité d’excellent aloi, est quant à lui à la peine quand on évoque le paramètre capital de l’assise populaire…
Dailly : « Nous sommes plutôt bien lotis sur ce plan puisque nous pouvons nous appuyer sur plus de 2.000 abonnés et il y avait 4.000 ou 5.000 supporters pour le match contre Liège récemment, ce qui n’est pas rien à notre niveau. Comme les autres clubs représentés autour de la table, nous disposons d’un passé qui explique cet engouement. En déplacement, aussi, nous sommes d’ailleurs magnifiquement soutenus. Cela dit, même si notre base populaire est stable avec un socle très solide, les résultats font évidemment beaucoup, il n’y a rien à faire… Bien sûr, on travaille dur pour cela. Et puis, nous restons le club bruxellois de référence, étant entendu qu’Anderlecht est, lui, un club national, ce qui n’est pas la même chose. Je ne lui manque donc aucunement de respect en rappelant cette évidence. »
Curaba : « Pour ma part, si la Louvière Centre avait fédéré les supporters de notre ville, je ne me serais pas permis de relancer la RAAL. Je dois quand même avouer que je m’attendais à pouvoir compter sur plus de public. On se penche sur ce point afin de l’améliorer. Une des clefs est sans doute d’aligner plus de jeunes formés chez nous et qui donnent ainsi de l’identité au club. Le RWDM aligne ainsi pas mal de joueurs qui détiennent son ADN… Après, c’est vrai qu’on a beau faire ce qu’on veut mais que ce sont quand même les résultats qui comptent. On joue devant une moyenne de 1.400 personnes. Il y a des matches avec 1.000, d’autres avec 2.200… En montant, on devrait pouvoir attirer 500 personnes de plus. En tout cas, le potentiel dans la région est énorme. C’est ce qui me fait avancer en étant positif. »
Sahin : « Chez nous, c’est différent… Il faut rappeler qu’on a dû sauver le club de la faillite en 2012. Avant cela, il avait été très mal géré, ce qui avait dégoûté pas mal de monde. Il faudra encore du temps… Et puis, la moyenne d’âge de nos sympathisants se situe dans la soixantaine, avec beaucoup de supporters de 70 et 80 ans. Nous avons 200 abonnés, on joue devant 600 supporters en général et cela grimpe parfois à 800 ou 1.000. Pour continuer à évoluer dans le bon sens, il n’y a rien à faire, ça ne suffit pas. L’assistance et tout ce qui en découle, c’est primordial. Avec des publics comme ceux dont disposent mes collègues de table, vous menez déjà 1-0 avant de commencer le match ! Et des partenaires sont plus enclins à vous rejoindre. Dans notre cas, on souffre forcément du voisinage du Sporting, qui a été repris au même moment et où un travail d’exception est réalisé depuis lors. On avait déjà du mal à attirer de nouveaux supporters, plus jeunes, et le fossé générationnel continue à se creuser… »
Lacomble : « Notre assistance tourne autour de 2.000 unités avec un minimum de 1.500 et nous avons 700 abonnés, plus ceux des business-seats. En déplacement, la mobilisation se compte en centaines. Je suis d’accord pour dire que les résultats sont importants mais l’identité ne l’est pas moins. On l’a vu lors de notre retour à Rocourt, où on joue devant deux fois plus de monde qu’à Seraing. Nous avons consenti les efforts qu’il fallait pour sauver le matricule 4, auquel les supporters tiennent tant. Les dettes étaient très élevées mais ne pas dénaturer le club avait un prix que nous avons payé sur fonds propres car la poursuite des activités du club en dépendait. Comme le RWDM à Bruxelles, nous sommes le premier club liégeois puisque le Standard étend sa popularité partout dans le pays. »
Un futur club-satellite parmi les quatre?
MIS EN LIGNE LE 19/03/2018 À 21:34
Vivre à l’ombre d’un puissant voisin n’est jamais chose aisée dans le football.
Vivre à l’ombre d’un puissant voisin n’est jamais chose aisée dans le football. Adem Sahin, le patron des Dogues, admiratif de ce qui se fait au Mambourg, où on le croise parfois avec d’autres dirigeants de la Neuville, ne se voile pas la face à ce sujet. L’homme répète à tout qui veut l’entendre que son ambition ultime est de ramener le ROCC parmi l’élite. Mais l’ampleur de la tâche semble a priori insurmontable.
Du coup, de manière intelligente, il collabore avec le Sporting, à la grande satisfaction des autorités communales : « L’heure est à l’entente, ce n’est plus comme avant… Nous avons trouvé un accord il y a déjà quelque temps pour que les Zébrions jouent leurs matches à domicile chez nous le lundi soir et tout se passe très bien. »
Avant d’aller plus loin ? « Si nous montons en D1 Amateurs, on reparlera sans doute de pouvoir offrir du temps de jeu à des jeunes joueurs du Sporting, ce qui serait bénéfique pour toutes les parties. »
indifférence au tivoli
Alors que les deux stades ne sont séparés que de quelques centaines de mètres, c’est donc la sagesse qui prévaut et le jour où il deviendrait une sorte de club-satellite, que ce soit officiellement ou de facto, de son grand frère, l’Olympic aurait sans doute tout à y gagner…
À La Louvière, par contre, l’indifférence prévaut entre les deux clubs se partageant le Tivoli et on se demande si le reliquat de l’US Centre va pouvoir tenir encore longtemps face au rouleau compresseur de la RAAL. Enfin, il va de soi que Liège et le RWDM continueront à occuper toute la place qui leur revient malgré le voisinage de machines à gagner des titres au plus haut niveau…
M.S.
Sécurité: Curaba veut un groupe de travail
MIS EN LIGNE LE 19/03/2018 À 21:34
Les clubs sont parfois démunis pour gérer certains débordements...
Les clubs mettent tout en œuvre pour éviter les débordements.Les clubs mettent tout en œuvre pour éviter les débordements. - Belga
Plus il y a de supporters à gérer, voire à canaliser, plus le risque de connaître des soucis sécuritaires de divers ordres existe, bien évidemment.
Or, parmi les clubs amateurs qui nous occupent, certains bénéficient d’un soutien en déplacement dont beaucoup de cercles d’élite ne peuvent se targuer, ce qui peut avoir autant d’inconvénients que d’avantages…
Il faut en effet souvent faire avec les moyens du bord pour accueillir des foules dans des stades qui ne sont pas ou plus en état d’absorber des centaines de partisans visiteurs. Les blocs ne sont pas séparés, la police n’est pas en nombre suffisant, l’organisation du club visité n’est pas optimale et on en passe…
Même si le nombre d’incidents reste assez limité, c’est souvent très chaud quand il y en a. « Et on constate alors que les fauteurs de troubles viennent parfois de l’extérieur. Face à cela, on est démuni. Il ne nous est pas possible, et il ne nous revient d’ailleurs pas, de contrôler toutes les identités », explique le patron du RWDM, qui compte néanmoins son lot d’interdits de stade via la loi football, qui est bien d’application dans les séries inférieures concernées.
Le dialogue et la discussion sont privilégiés par nos interlocuteurs afin d’anticiper au maximum les éventuels problèmes qui pourraient survenir. Au RWDM et à Liège, on va même plus loin en soutenant les supporters dans certaines activités extérieures, voire en menant des actions sociales d’importance.« Sans soutien public », souligne le président liégeois, qui rejoint son confrère bruxellois quant à la difficulté de contrôler l’identité de ceux qui se déplacent. « Et qui ne sont pas forcément ceux qui ont acheté les tickets… »
Suite aux récents incidents sérieux ayant émaillé le déplacement de son équipe chez les Francs Borains, le numéro 1 louviérois a fait le dur apprentissage des soucis liés à la sécurité : « Sans vouloir revenir là-dessus au surplus car je ne tiens pas à polémiquer, l’organisation pour nous recevoir n’était pas optimale. Quoi qu’il en soit, les clubs doivent collaborer pour s’entraider en la matière. Je suis d’ailleurs pour la création d’un groupe de travail sous l’égide de l’association des clubs francophones afin de nous aider à mieux gérer les différentes situations qui peuvent se présenter. »
Enfin, à l’Olympic, on a les avantages de ses inconvénients et on en rit volontiers : « Compte tenu de la moyenne d’âge de nos supporters, il n’y a guère de risques de bagarres avec nous, hein… »
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JoeDalton
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Re: Le Soir 20/03/18
Jean-Paul Lacomble (RFC Liège) : "Au départ, la mise de fonds était conséquente pour les dix administrateurs. Il fallait débourser 1,2 million d’euros (...) Notre budget, en comptant les jeunes et les infrastructures, tourne autour d’1,5 million d’euros. Il sert à payer les deux tribunes, les buvettes et le chapiteau pour les VIP"
Thierry Dailly (RWDM) : "J’ai démarré le projet sans sponsor et je me suis lancé avec 150.000 euros. (...) désormais, notre budget tourne autour de 800.000 euros (...) À l’heure actuelle, j’ai 5 ou 6 joueurs sous contrat mais l’an prochain, il y aura sans doute entre 10 et 15 joueurs"
Thierry Dailly (RWDM) : "J’ai démarré le projet sans sponsor et je me suis lancé avec 150.000 euros. (...) désormais, notre budget tourne autour de 800.000 euros (...) À l’heure actuelle, j’ai 5 ou 6 joueurs sous contrat mais l’an prochain, il y aura sans doute entre 10 et 15 joueurs"

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pitoux
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Re: Le Soir 20/03/18
tres bel article,tres interessant sur bcp de points et l'on se rend compte que nous avons un président puissant et intelligent et dont nous pouvons etre tres fier. une seule chose me turlupine un peu. notre président n'avait-il pas déclaré que l'objectif était la d1b dans les 5ans? car apparement si je lis bien entre les lignes, il serait nettement moins pressé de gravir rapidement les échelons vers la d1b..... est cecomme cela que vous le comprenez aussi?
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jimbojones
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Re: Le Soir 21/03/18
Deuxième volet de notre série qui réunit les présidents de quatre clubs emblématiques s’offrant une seconde jeunesse. Aujourd’hui place aux budgets respectifs et aux ambitions que peuvent nourrir le RWDM, la RAAL La Louvière, le RFC Liège et l’Olympic Charleroi.
Il y a comme un parfum de nostalgie qui entoure cette fin de saison. Si le Beerschot n’est pas passé loin d’un retour parmi l’élite, d’autres clubs références du football belge animent les championnats à différents niveaux. Pour marquer ce retour, nous avons réuni autour d’une même table les présidents du RFC Liège, de la RAAL, du RWDM et de l’Olympic Charleroi. Quatre clubs, quatre identités, quatre projets mais aussi quatre budgets différents. Pour le second volet de ce débat exclusif, nous les avons notamment interrogés sur le côté financier qui accompagne ce retour au-devant de la scène du foot wallon (avant probablement de se refaire une place au niveau national aussi vite que possible). Le président de La Louvière a été le premier à se jeter à l’eau.
Salvatore Curaba (RAAL) : « Le budget à La Louvière ? 750.000 euros en début de saison mais on sera vraisemblablement autour de 850.000 d’ici la fin de saison alors que nous avons recruté deux personnes supplémentaires. À la RAAL, c’est 3,5 employés plein-temps avec des contrats. Il y a aussi des contrats passés avec les 22 joueurs (NDLR : pas temps plein ceux-ci) avec un système de primes. J’ai voulu que ce système de primes soit en adéquation avec les besoins. J’avais opté pour des primes qui sont liées à l’assistance en tribune. Si nous avons moins de 1000 supporters, la prime est divisée par deux. Si plus de 1500 supporters sont présents, la prime augmente de 50 %. Je considère les joueurs comme des acteurs du club. Ils doivent donc contribuer à faire venir des gens au stade. Après quelques mois, je me suis rendu compte que c’est un peu différent dans la pratique parce que ce système est un peu injuste. Pour lancer le club, nous avons démarré avec un capital de 2 millions d’euros. Je n’avais pas envie de devoir courir pour renflouer trop vite les caisses. Cette somme a été apportée par les 250 actionnaires participatifs. »
Thierry Dailly (RWDM) : « À Molenbeek, notre projet est différent de celui de La Louvière. J’ai démarré le projet sans sponsor et je me suis lancé avec 150.000 euros. Je n’avais ni joueurs ni sponsors mais beaucoup de bénévoles prêts à nous aider. La première année, nous avons travaillé avec des primes et un petit budget. Ça grandit petit à petit et désormais, notre budget tourne autour de 800.000 euros. On ressent un réel engouement et le conflit avec le White Star durant de nombreux mois nous a conférés une certaine sympathie. À la première réunion d’informations pour les abonnements, entre 700 et 800 supporters étaient venus (NDLR : le club a aujourd’hui environ 2000 abonnés). Le soutien de personnalités comme Rodrigo Beenkens ou Stephan Streker a aussi contribué au gros coup de folie actuel. Autour des matches, nous faisons beaucoup d’événements et cela nous aide financièrement. J’ai même quelques sponsors d’Anderlecht qui viennent nous aider. À l’heure actuelle, j’ai 5 ou 6 joueurs sous contrat mais l’an prochain, il y aura sans doute entre 10 et 15 joueurs. Et nous nous y préparons. Je compte d’ailleurs sur mon projet pour convaincre les joueurs potentiels. Je leur propose une vitrine sur Bruxelles et un projet ambitieux avec une bonne situation. »
Adem Sahin (Olympic) : « Nous avons commencé dans les problèmes. Nous avons dû mettre de l’argent au départ et donc partir du négatif pour revenir dans le vert. Aujourd’hui, nous voulons faire confiance à nos sponsors. Nous ne négocions plus mais nous voulons renouveler les contrats. Notre budget ? Entre 250 et 350.000 euros pour l’équipe première et environ 450.000 euros en prenant en compte l’ensemble et notre École des jeunes. Nous avons aussi la chance d’avoir un site avec quatre terrains et deux buvettes qui nous appartiennent. Tout cela en plus du soutien de la ville. Si nous avons quatre joueurs sous contrat, nous procédons beaucoup par primes pour les autres. Pour les joueurs qui sont sur le banc, il n’y a pas de prime ou alors 50 %. Je veux que les joueurs fassent tout pour être sur le terrain. Pour les transferts, je les fais souvent en dernière minute pour ne pas trop négocier. »
Jean-Paul Lacomble (RFC Liège) : « Au départ, la mise de fonds était conséquente pour les dix administrateurs. Il fallait débourser 1,2 million d’euros. Depuis lors, nous sommes à l’équilibre. Le club s’auto-finance sur les six ans et il n’y a pas de remise de fonds régulière. Notre budget, en comptant les jeunes et les infrastructures, tourne autour d’1,5 million d’euros. Il sert à payer les deux tribunes, les buvettes et le chapiteau pour les VIP. Le tout sur fonds propres. Il y a d’ailleurs une question de crédibilité d’un certain nombre de dossiers concernant la licence à revoir. C’est important pour l’ensemble du foot de savoir quels clubs vont monter avec l’intervention d’un mécène et qui peuvent retomber dès que ces mécènes se lassent alors que les clubs sains, qui font du social, qui payent leurs impôts et leurs taxes, eux, subissent une concurrence déloyale. La question est de savoir ce que va faire l’Union belge, si elle va fermer les yeux ou non. Ce milieu doit éviter de faire fuir les personnes honnêtes. »
Il y a comme un parfum de nostalgie qui entoure cette fin de saison. Si le Beerschot n’est pas passé loin d’un retour parmi l’élite, d’autres clubs références du football belge animent les championnats à différents niveaux. Pour marquer ce retour, nous avons réuni autour d’une même table les présidents du RFC Liège, de la RAAL, du RWDM et de l’Olympic Charleroi. Quatre clubs, quatre identités, quatre projets mais aussi quatre budgets différents. Pour le second volet de ce débat exclusif, nous les avons notamment interrogés sur le côté financier qui accompagne ce retour au-devant de la scène du foot wallon (avant probablement de se refaire une place au niveau national aussi vite que possible). Le président de La Louvière a été le premier à se jeter à l’eau.
Salvatore Curaba (RAAL) : « Le budget à La Louvière ? 750.000 euros en début de saison mais on sera vraisemblablement autour de 850.000 d’ici la fin de saison alors que nous avons recruté deux personnes supplémentaires. À la RAAL, c’est 3,5 employés plein-temps avec des contrats. Il y a aussi des contrats passés avec les 22 joueurs (NDLR : pas temps plein ceux-ci) avec un système de primes. J’ai voulu que ce système de primes soit en adéquation avec les besoins. J’avais opté pour des primes qui sont liées à l’assistance en tribune. Si nous avons moins de 1000 supporters, la prime est divisée par deux. Si plus de 1500 supporters sont présents, la prime augmente de 50 %. Je considère les joueurs comme des acteurs du club. Ils doivent donc contribuer à faire venir des gens au stade. Après quelques mois, je me suis rendu compte que c’est un peu différent dans la pratique parce que ce système est un peu injuste. Pour lancer le club, nous avons démarré avec un capital de 2 millions d’euros. Je n’avais pas envie de devoir courir pour renflouer trop vite les caisses. Cette somme a été apportée par les 250 actionnaires participatifs. »
Thierry Dailly (RWDM) : « À Molenbeek, notre projet est différent de celui de La Louvière. J’ai démarré le projet sans sponsor et je me suis lancé avec 150.000 euros. Je n’avais ni joueurs ni sponsors mais beaucoup de bénévoles prêts à nous aider. La première année, nous avons travaillé avec des primes et un petit budget. Ça grandit petit à petit et désormais, notre budget tourne autour de 800.000 euros. On ressent un réel engouement et le conflit avec le White Star durant de nombreux mois nous a conférés une certaine sympathie. À la première réunion d’informations pour les abonnements, entre 700 et 800 supporters étaient venus (NDLR : le club a aujourd’hui environ 2000 abonnés). Le soutien de personnalités comme Rodrigo Beenkens ou Stephan Streker a aussi contribué au gros coup de folie actuel. Autour des matches, nous faisons beaucoup d’événements et cela nous aide financièrement. J’ai même quelques sponsors d’Anderlecht qui viennent nous aider. À l’heure actuelle, j’ai 5 ou 6 joueurs sous contrat mais l’an prochain, il y aura sans doute entre 10 et 15 joueurs. Et nous nous y préparons. Je compte d’ailleurs sur mon projet pour convaincre les joueurs potentiels. Je leur propose une vitrine sur Bruxelles et un projet ambitieux avec une bonne situation. »
Adem Sahin (Olympic) : « Nous avons commencé dans les problèmes. Nous avons dû mettre de l’argent au départ et donc partir du négatif pour revenir dans le vert. Aujourd’hui, nous voulons faire confiance à nos sponsors. Nous ne négocions plus mais nous voulons renouveler les contrats. Notre budget ? Entre 250 et 350.000 euros pour l’équipe première et environ 450.000 euros en prenant en compte l’ensemble et notre École des jeunes. Nous avons aussi la chance d’avoir un site avec quatre terrains et deux buvettes qui nous appartiennent. Tout cela en plus du soutien de la ville. Si nous avons quatre joueurs sous contrat, nous procédons beaucoup par primes pour les autres. Pour les joueurs qui sont sur le banc, il n’y a pas de prime ou alors 50 %. Je veux que les joueurs fassent tout pour être sur le terrain. Pour les transferts, je les fais souvent en dernière minute pour ne pas trop négocier. »
Jean-Paul Lacomble (RFC Liège) : « Au départ, la mise de fonds était conséquente pour les dix administrateurs. Il fallait débourser 1,2 million d’euros. Depuis lors, nous sommes à l’équilibre. Le club s’auto-finance sur les six ans et il n’y a pas de remise de fonds régulière. Notre budget, en comptant les jeunes et les infrastructures, tourne autour d’1,5 million d’euros. Il sert à payer les deux tribunes, les buvettes et le chapiteau pour les VIP. Le tout sur fonds propres. Il y a d’ailleurs une question de crédibilité d’un certain nombre de dossiers concernant la licence à revoir. C’est important pour l’ensemble du foot de savoir quels clubs vont monter avec l’intervention d’un mécène et qui peuvent retomber dès que ces mécènes se lassent alors que les clubs sains, qui font du social, qui payent leurs impôts et leurs taxes, eux, subissent une concurrence déloyale. La question est de savoir ce que va faire l’Union belge, si elle va fermer les yeux ou non. Ce milieu doit éviter de faire fuir les personnes honnêtes. »
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jimbojones
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Re: Le Soir 21/03/18
Les quatre présidents de club partagent la même ambition : ils veulent tous ramener leur club au plus haut niveau.
Molenbeekois et Liégeois partagent la même ambition.
Les quatre clubs occupent actuellement le haut des séries dans lesquelles ils se trouvent. Si le RWDM pourrait être sacré en Division 2 Amateurs dès ce week-end, Liège et l’Olympic Charleroi complètent le podium dans la même série. Un cran plus bas, la RAAL trône en tête de la D3 Amateurs série A. Des prestations qui collent parfaitement avec l’ambition que nourrissent ces clubs. Véritables références en leur temps du football wallon, ils entretiennent l’ardent désir de se refaire une place au plus haut niveau dans les années à venir. « Notre ambition ? Retrouver le monde professionnel », intervient sans détour Jean-Paul Lacomble, président du RFC Liège. « Si vous demandez la Division 1A ou la Division 1B, nous verrons bien les réformes qui seront votées entre-temps… Faire des plans devient difficile et aléatoire. La seule chose que je peux assurer, c’est notre volonté de vouloir être professionnel. Mais pas au prix de la disparition du club. »
L’ambition est identique au RWDM. Le club molenbeekois a pris sa vitesse de croisière avec son titre l’an dernier en Division 3 Amateurs et il est en passe de réitérer pareille performance à l’échelon supérieur. « Revenir en Division 1 est notre ambition », lance Thierry Dailly. « Comme pour le RFC Liège, nous avons les infrastructures pour y retourner. Nous avons tout ce qu’il faut mais le concrétiser est autre chose », prévient-il avec toute la prudence nécessaire, conscient que le retour au sein de l’élite est un chemin semé d’embûches.
« Je ne me rendais pas compte de la difficulté »
Arrivée en grande pompe du côté de La Louvière, la RAAL a retrouvé une bonne partie de sa ferveur d’antan. Suffisamment pour espérer être porté jusqu’au plus haut niveau belge ? « L’ambition d’un club doit dépendre de son potentiel supporters », explique pour sa part Salvatore Curaba. « Le RWDM doit être en D1 professionnelle sans aucun doute. S’il n’y a pas ce potentiel, ça ne sert à rien. Pour nous, nous devons viser la D1, bien sûr. Nous devons viser le plus haut possible. Mais je ne me rends peut-être pas compte de la difficulté pour y arriver. Et tant mieux, sinon je ne l’aurais peut-être pas fait », poursuit le président des Loups.
« Du potentiel à Charleroi »
Si l’Olympic semble avoir des moyens inférieurs aux trois autres formations, son président, Adem Sahin, ne nourrit pas forcément moins d’ambitions. « Je veux aller au maximum de nos possibilités », prévient-il. « Mon objectif avec le club est d’atteindre la Division 1 Amateurs dans un premier temps. Ensuite, je veux mettre en place plusieurs choses pour réaliser nos projets et stabiliser le club. Une fois que ce sera fait, je veux aller plus loin encore. La D1B ? C’est l’une de mes ambitions à plus long terme. La D1A ? On verra. Il y a en tout cas du potentiel ici à Charleroi et c’est pour ça que j’ai pris le risque d’investir. »
Au niveau du timing, les principaux intéressés refusent de se mouiller. L’exercice, jugé trop périlleux, a tendance a effrayé. « Peut-être dans les dix ans », se risque à dire Salvatore Curaba. « Peut-être 7 ans si ça va plus vite mais je ne me rends pas compte du gouffre qu’il y a entre le football amateur et le football professionnel. »
Et Thierry Dailly d’embrayer : « Je ne dirai jamais en combien de temps. C’est impossible. Dire qu’on veut l’atteindre, oui mais pas dans quel délai. Cela peut être dans trois ans comme dans dix ans. Quand je vois les investissements qu’il y a en Division 1B, ça devient de la folie. »
Même son de cloche du côté de l’Olympic. « Je ne peux pas donner de date. Il reste beaucoup de travail à faire. Aujourd’hui, nous comptons environ 200 abonnés et nous ne pouvons pas avancer avec un tel nombre. »
Du côté de Liège, on prépare progressivement le club à monter les échelons. Le tout sans s’enfermer dans un timing. « Le développement du stade, de nos infrastructures et le développement de l’équipe devront se faire en parallèle, sans déséquilibrer les finances. Cela nous permettra d’atteindre le monde pro », conclut Jean-Paul Lacomble.
Molenbeekois et Liégeois partagent la même ambition.
Les quatre clubs occupent actuellement le haut des séries dans lesquelles ils se trouvent. Si le RWDM pourrait être sacré en Division 2 Amateurs dès ce week-end, Liège et l’Olympic Charleroi complètent le podium dans la même série. Un cran plus bas, la RAAL trône en tête de la D3 Amateurs série A. Des prestations qui collent parfaitement avec l’ambition que nourrissent ces clubs. Véritables références en leur temps du football wallon, ils entretiennent l’ardent désir de se refaire une place au plus haut niveau dans les années à venir. « Notre ambition ? Retrouver le monde professionnel », intervient sans détour Jean-Paul Lacomble, président du RFC Liège. « Si vous demandez la Division 1A ou la Division 1B, nous verrons bien les réformes qui seront votées entre-temps… Faire des plans devient difficile et aléatoire. La seule chose que je peux assurer, c’est notre volonté de vouloir être professionnel. Mais pas au prix de la disparition du club. »
L’ambition est identique au RWDM. Le club molenbeekois a pris sa vitesse de croisière avec son titre l’an dernier en Division 3 Amateurs et il est en passe de réitérer pareille performance à l’échelon supérieur. « Revenir en Division 1 est notre ambition », lance Thierry Dailly. « Comme pour le RFC Liège, nous avons les infrastructures pour y retourner. Nous avons tout ce qu’il faut mais le concrétiser est autre chose », prévient-il avec toute la prudence nécessaire, conscient que le retour au sein de l’élite est un chemin semé d’embûches.
« Je ne me rendais pas compte de la difficulté »
Arrivée en grande pompe du côté de La Louvière, la RAAL a retrouvé une bonne partie de sa ferveur d’antan. Suffisamment pour espérer être porté jusqu’au plus haut niveau belge ? « L’ambition d’un club doit dépendre de son potentiel supporters », explique pour sa part Salvatore Curaba. « Le RWDM doit être en D1 professionnelle sans aucun doute. S’il n’y a pas ce potentiel, ça ne sert à rien. Pour nous, nous devons viser la D1, bien sûr. Nous devons viser le plus haut possible. Mais je ne me rends peut-être pas compte de la difficulté pour y arriver. Et tant mieux, sinon je ne l’aurais peut-être pas fait », poursuit le président des Loups.
« Du potentiel à Charleroi »
Si l’Olympic semble avoir des moyens inférieurs aux trois autres formations, son président, Adem Sahin, ne nourrit pas forcément moins d’ambitions. « Je veux aller au maximum de nos possibilités », prévient-il. « Mon objectif avec le club est d’atteindre la Division 1 Amateurs dans un premier temps. Ensuite, je veux mettre en place plusieurs choses pour réaliser nos projets et stabiliser le club. Une fois que ce sera fait, je veux aller plus loin encore. La D1B ? C’est l’une de mes ambitions à plus long terme. La D1A ? On verra. Il y a en tout cas du potentiel ici à Charleroi et c’est pour ça que j’ai pris le risque d’investir. »
Au niveau du timing, les principaux intéressés refusent de se mouiller. L’exercice, jugé trop périlleux, a tendance a effrayé. « Peut-être dans les dix ans », se risque à dire Salvatore Curaba. « Peut-être 7 ans si ça va plus vite mais je ne me rends pas compte du gouffre qu’il y a entre le football amateur et le football professionnel. »
Et Thierry Dailly d’embrayer : « Je ne dirai jamais en combien de temps. C’est impossible. Dire qu’on veut l’atteindre, oui mais pas dans quel délai. Cela peut être dans trois ans comme dans dix ans. Quand je vois les investissements qu’il y a en Division 1B, ça devient de la folie. »
Même son de cloche du côté de l’Olympic. « Je ne peux pas donner de date. Il reste beaucoup de travail à faire. Aujourd’hui, nous comptons environ 200 abonnés et nous ne pouvons pas avancer avec un tel nombre. »
Du côté de Liège, on prépare progressivement le club à monter les échelons. Le tout sans s’enfermer dans un timing. « Le développement du stade, de nos infrastructures et le développement de l’équipe devront se faire en parallèle, sans déséquilibrer les finances. Cela nous permettra d’atteindre le monde pro », conclut Jean-Paul Lacomble.
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jimbojones
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Re: Le Soir 21/03/18
La formation : une priorité pour tous.
Quand on a un nom qui résonne dans sa région comme ceux du RWDM, du RFC Liège, de La Louvière ou de l’Olympic, cela attise forcément l’envie des plus jeunes de porter une vareuse qui a traversé les époques. Les quatre clubs comptent sur cette notoriété pour attirer naturellement de nouveaux éléments. Cela devrait bien sûr continuer à croître dans un futur proche.
« De notre côté, nous avons actuellement 700 jeunes », lance Thierry Dailly, président du RWDM. « Si nous montons en Division 1 amateurs l’an prochain, nous pourrions atteindre la barre des 900. Nous avons notre projet sportif mais à côté de cela, il y a un projet social capital pour nous avec nos jeunes. Nous mettons en place une école de devoirs et nous attendons un appui politique. Nous avons un rôle à jouer auprès des jeunes. »
Une école de devoirs à Liège
L’homme fort molenbeekois a d’ailleurs l’ambition de pouvoir constituer une équipe à 100 % bruxelloise. « À l’heure actuelle, elle l’est à 85 % mais ce ne sera sans doute possible qu’au niveau amateur. Après, au niveau professionnel, ce sera plus difficile. »
À l’Olympic Charleroi, on reconnaît sans problème que la présence de jeunes ne rapporte pas encore sportivement.
« Un très bon joueur chez nous veut aller automatiquement au Sporting Charleroi », intervient Adem Sahin, président carolo. « Mais cela reste un projet important pour nous. D’autant plus qu’un jeune qui monte nous fait économiser de l’argent. »
À La Louvière, la donne est sensiblement différente. À peine remis sur pied, le club doit encore trouver une infrastructure propice pour poursuivre son développement. À l’heure actuelle, le club compose entre plusieurs sites et l’Académie doit encore être mise en place.
« Cette saison, nous avons 100 jeunes répartis dans six équipes. Nous espérons pouvoir être à 300 jeunes dès la saison prochaine », explique Salvatore Curaba, président de La Louvière.
Côté Liégeois, tout est en place et le club compte actuellement 600 jeunes. Les dirigeants ont également déjà lancé une école de devoirs afin de remplir un rôle plus social.
Quand on a un nom qui résonne dans sa région comme ceux du RWDM, du RFC Liège, de La Louvière ou de l’Olympic, cela attise forcément l’envie des plus jeunes de porter une vareuse qui a traversé les époques. Les quatre clubs comptent sur cette notoriété pour attirer naturellement de nouveaux éléments. Cela devrait bien sûr continuer à croître dans un futur proche.
« De notre côté, nous avons actuellement 700 jeunes », lance Thierry Dailly, président du RWDM. « Si nous montons en Division 1 amateurs l’an prochain, nous pourrions atteindre la barre des 900. Nous avons notre projet sportif mais à côté de cela, il y a un projet social capital pour nous avec nos jeunes. Nous mettons en place une école de devoirs et nous attendons un appui politique. Nous avons un rôle à jouer auprès des jeunes. »
Une école de devoirs à Liège
L’homme fort molenbeekois a d’ailleurs l’ambition de pouvoir constituer une équipe à 100 % bruxelloise. « À l’heure actuelle, elle l’est à 85 % mais ce ne sera sans doute possible qu’au niveau amateur. Après, au niveau professionnel, ce sera plus difficile. »
À l’Olympic Charleroi, on reconnaît sans problème que la présence de jeunes ne rapporte pas encore sportivement.
« Un très bon joueur chez nous veut aller automatiquement au Sporting Charleroi », intervient Adem Sahin, président carolo. « Mais cela reste un projet important pour nous. D’autant plus qu’un jeune qui monte nous fait économiser de l’argent. »
À La Louvière, la donne est sensiblement différente. À peine remis sur pied, le club doit encore trouver une infrastructure propice pour poursuivre son développement. À l’heure actuelle, le club compose entre plusieurs sites et l’Académie doit encore être mise en place.
« Cette saison, nous avons 100 jeunes répartis dans six équipes. Nous espérons pouvoir être à 300 jeunes dès la saison prochaine », explique Salvatore Curaba, président de La Louvière.
Côté Liégeois, tout est en place et le club compte actuellement 600 jeunes. Les dirigeants ont également déjà lancé une école de devoirs afin de remplir un rôle plus social.
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Herbi
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Re: Le Soir 20/03/18
Merci pour la retranscription.
Même article que celui de la meuse visiblement ?
Même article que celui de la meuse visiblement ?
"Les chroniqueurs de rock sont des gens incapables d'écrire, interrogeant des gens incapables de parler, pour des gens incapables de lire."
Frank Zappa
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jps
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Martial Watrin
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Re: Le Soir 20/03/18
Ces articles n'ont pas paru dans Le Soir. C'est dire la fiabilité des sources indiquées à ce propos.
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Mortimer
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Re: Le Soir 20/03/18
Oui mais si Herbi le dit....Martial Watrin a écrit : ↑22 mars 2018, 13:04Ces articles n'ont pas paru dans Le Soir. C'est dire la fiabilité des sources indiquées à ce propos.
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jimbojones
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Re: Le Soir 20/03/18
http://plus.lesoir.be/146854/article/20 ... -des-dentsMartial Watrin a écrit : ↑22 mars 2018, 13:04Ces articles n'ont pas paru dans Le Soir. C'est dire la fiabilité des sources indiquées à ce propos.
Peut-être pas la version papier mais bien la version numérique...
Désolé de ne pas être abonné à La Meuse, je partage ce que j'ai sous la main
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jimbojones
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Re: Le Soir 22/03/18
Troisième et dernière partie de notre série consacrée au football amateur. Coup de projecteur, ce jeudi, sur le système qui a révolutionné le football belge. Et dont Liège, la RAAL, le RWDM et l’Olympic sont au cœur de ce système.
Quatre homme DET
La réforme du football belge renforce le débat communautaire autant que la disparité entre riches et modestes. Voilà le constat fait par nos interlocuteurs : Jean-Paul Lacomble (RFC Liège), Thierry Dailly (RWDM), Adem Sahin (Olympic Charleroi) et Salvatore Curaba (RAAL).
Le football belge a subi une véritable révolution il y a maintenant un peu plus d’un an et demi. Nous sommes dans la deuxième saison de cette réforme qui a vu la séparation du monde professionnel et amateur, comme, dans une certaine mesure, des Flamands et des Wallons. L’heure est venue de tirer un premier bilan de cette révolution avec nos interlocuteurs. Et autant être clair, elle ne fait pas l’unanimité. « Deux choses me frappent » lance d’emblée Jean-Paul Lacomble, président du RFC Liège. « La première est que les intentions étaient bonnes du côté francophone car il y avait la volonté de limiter les dégâts par rapport aux Flamands qui voulaient une scission pure et dure. Les francophones ont donc suivi le mouvement en tentant de tempérer les choses avec, pour conséquence, que deux des trois montants vers la D1 Amateurs sont flamands. Pourtant, quand on regarde les classements aujourd’hui, ce n’est pas nécessairement leurs divisions qui sont les plus fortes. Le phénomène a permis de clicher une omnipuissance des clubs flamands puisque, statistiquement, il y aura toujours deux tiers de montants automatiques vers cette division qui seront flamands. Tout cela alors que c’est l’antichambre du monde professionnel. Si trois ou quatre clubs francophones sont ambitieux, ils mettront par conséquent 3 ou 4 ans pour monter ! »
Thierry Dailly s’indigne aussi de cette influence communautaire, d’autant plus en sa qualité de président du RWDM. « Nous, à Molenbeek, nous sommes autant flamands que wallons. Nous avons d’ailleurs dû choisir notre série, lors de la réforme et je dois avouer que cela s’est avéré être une grande difficulté puisque nous sommes bilingues. Nous avons opté pour le côté francophone pour, je dois l’avouer, une question de stratégie sportive. Et cela s’est avéré être une mauvaise décision. »
Et Jean-Paul Lacomble de poursuivre son raisonnement. « Le deuxième phénomène qui est interpellant est que le monde professionnel se barricade. On n’a qu’un seul montant de D1 Amateurs vers le monde pro parce que personne ne pouvait accepter, même juridiquement, l’idée d’une ligue totalement fermée. Mais le club professionnel qui descend à l’échelon amateur garde des droits télé durant une saison… La principale conséquence est qu’il est le super favoris pour remonter de suite ! On peut comprendre que le monde pro estime qu’il n’est pas normal qu’un club y joue alors qu’il n’en a pas les moyens. À ce niveau, je trouve que l’on peut se contenter de travailler sur les licences mais par contre, organiser un système qui fait que, par le biais des droits télé, le descendant est hyper favori pour remonter, cela revient à fermer tout, sauf s’il y a un Beerschot qui arrive et qui bouscule tout mais c’est l’exception. Je voudrais qu’on m’explique que le football anglais s’est appauvri parce que Huddersfield a rejoint la Premier League… »
Le système de montée est mis en cause par les différents présidents, d’autant que les francophones semblent clairement lésés. « Il faudrait plus de montants », tranche Salvatore Curaba, président de la RAAL. « On ne peut être que déçu de la faible représentation des clubs francophones aux plus hauts échelons comme la D1A, B ou Amateurs. Il est tout de même surprenant de constater que certains clubs flamands ne disposant pas d’un vivier important parviennent à se maintenir à ce niveau… C’est un peu symptomatique de la différence entre les parties flamandes et wallonnes… Le gouvernement wallon devrait peut-être plus aider les clubs tandis que ceux-ci devraient probablement se structurer un peu plus. Il est par exemple terrible qu’une ville comme Namur ne dispose pas d’un club parmi les tops divisions. »
Adem Sahin, lui, va encore plus loin et n’hésite pas à remettre en cause le système de tour final. « Au moment où j’ai repris le club, nous devions évoluer en Division 3 » explique le président de l’Olympic. « La réforme a fait que nous étions reversés en D2 Amateurs et cela nous a un peu permis de contrôler la situation, pourtant, je ne suis pas d’accord avec ce nouveau système. Je désirais monter au plus vite en D1 Amateurs car j’estimais que cette D2 Amateurs était d’un niveau inférieur à la D3. Oui, cette réforme a descendu la qualité du football belge. Et ce qui me dérange le plus, c’est que des équipes comme les nôtres, qui font tout leur possible pour monter, se retrouvent avec un tour final si elles ne décrochent pas le titre.
Je préférerais de loin qu’il y ait 2 montants à l’issue du championnat, voire un barragiste. Ou, autre solution, faire un mini-championnat entre les prétendants à la montée et embrasser un système à élimination directe comme il est actuellement d’application ! Ce dernier n’est pas juste par rapport aux investissements consentis sur une saison entière ! » Thierry Dailly abonde dans le même sens : « D’autant que dans un tour final, deux profils sont présents : les équipes qui le disputent avec l’ambition d’accéder à l’échelon supérieur et celles qui jouent pour se faire des recettes sans la moindre volonté de monter. Au final, cela devient une loterie ! »
Vous l’aurez compris, le système en place est grandement remis en cause par les principaux acteurs. Ils attendent, espèrent, que les choses vont encore bouger prochainement au niveau des fédérations. Gaspar Navez, président de l’ACFF, semble d’ailleurs ouvert à toute discussion constructive et pratique, mais il tient aussi à rappeler à tout le monde un fait important : « Ce n’est pas la fédération qui décide, mais bien les personnes qui représentent les clubs et qui siègent dans certaines commissions ! L’ACFF est composée de responsables mandatés par les clubs. »
Quatre homme DET
La réforme du football belge renforce le débat communautaire autant que la disparité entre riches et modestes. Voilà le constat fait par nos interlocuteurs : Jean-Paul Lacomble (RFC Liège), Thierry Dailly (RWDM), Adem Sahin (Olympic Charleroi) et Salvatore Curaba (RAAL).
Le football belge a subi une véritable révolution il y a maintenant un peu plus d’un an et demi. Nous sommes dans la deuxième saison de cette réforme qui a vu la séparation du monde professionnel et amateur, comme, dans une certaine mesure, des Flamands et des Wallons. L’heure est venue de tirer un premier bilan de cette révolution avec nos interlocuteurs. Et autant être clair, elle ne fait pas l’unanimité. « Deux choses me frappent » lance d’emblée Jean-Paul Lacomble, président du RFC Liège. « La première est que les intentions étaient bonnes du côté francophone car il y avait la volonté de limiter les dégâts par rapport aux Flamands qui voulaient une scission pure et dure. Les francophones ont donc suivi le mouvement en tentant de tempérer les choses avec, pour conséquence, que deux des trois montants vers la D1 Amateurs sont flamands. Pourtant, quand on regarde les classements aujourd’hui, ce n’est pas nécessairement leurs divisions qui sont les plus fortes. Le phénomène a permis de clicher une omnipuissance des clubs flamands puisque, statistiquement, il y aura toujours deux tiers de montants automatiques vers cette division qui seront flamands. Tout cela alors que c’est l’antichambre du monde professionnel. Si trois ou quatre clubs francophones sont ambitieux, ils mettront par conséquent 3 ou 4 ans pour monter ! »
Thierry Dailly s’indigne aussi de cette influence communautaire, d’autant plus en sa qualité de président du RWDM. « Nous, à Molenbeek, nous sommes autant flamands que wallons. Nous avons d’ailleurs dû choisir notre série, lors de la réforme et je dois avouer que cela s’est avéré être une grande difficulté puisque nous sommes bilingues. Nous avons opté pour le côté francophone pour, je dois l’avouer, une question de stratégie sportive. Et cela s’est avéré être une mauvaise décision. »
Et Jean-Paul Lacomble de poursuivre son raisonnement. « Le deuxième phénomène qui est interpellant est que le monde professionnel se barricade. On n’a qu’un seul montant de D1 Amateurs vers le monde pro parce que personne ne pouvait accepter, même juridiquement, l’idée d’une ligue totalement fermée. Mais le club professionnel qui descend à l’échelon amateur garde des droits télé durant une saison… La principale conséquence est qu’il est le super favoris pour remonter de suite ! On peut comprendre que le monde pro estime qu’il n’est pas normal qu’un club y joue alors qu’il n’en a pas les moyens. À ce niveau, je trouve que l’on peut se contenter de travailler sur les licences mais par contre, organiser un système qui fait que, par le biais des droits télé, le descendant est hyper favori pour remonter, cela revient à fermer tout, sauf s’il y a un Beerschot qui arrive et qui bouscule tout mais c’est l’exception. Je voudrais qu’on m’explique que le football anglais s’est appauvri parce que Huddersfield a rejoint la Premier League… »
Le système de montée est mis en cause par les différents présidents, d’autant que les francophones semblent clairement lésés. « Il faudrait plus de montants », tranche Salvatore Curaba, président de la RAAL. « On ne peut être que déçu de la faible représentation des clubs francophones aux plus hauts échelons comme la D1A, B ou Amateurs. Il est tout de même surprenant de constater que certains clubs flamands ne disposant pas d’un vivier important parviennent à se maintenir à ce niveau… C’est un peu symptomatique de la différence entre les parties flamandes et wallonnes… Le gouvernement wallon devrait peut-être plus aider les clubs tandis que ceux-ci devraient probablement se structurer un peu plus. Il est par exemple terrible qu’une ville comme Namur ne dispose pas d’un club parmi les tops divisions. »
Adem Sahin, lui, va encore plus loin et n’hésite pas à remettre en cause le système de tour final. « Au moment où j’ai repris le club, nous devions évoluer en Division 3 » explique le président de l’Olympic. « La réforme a fait que nous étions reversés en D2 Amateurs et cela nous a un peu permis de contrôler la situation, pourtant, je ne suis pas d’accord avec ce nouveau système. Je désirais monter au plus vite en D1 Amateurs car j’estimais que cette D2 Amateurs était d’un niveau inférieur à la D3. Oui, cette réforme a descendu la qualité du football belge. Et ce qui me dérange le plus, c’est que des équipes comme les nôtres, qui font tout leur possible pour monter, se retrouvent avec un tour final si elles ne décrochent pas le titre.
Je préférerais de loin qu’il y ait 2 montants à l’issue du championnat, voire un barragiste. Ou, autre solution, faire un mini-championnat entre les prétendants à la montée et embrasser un système à élimination directe comme il est actuellement d’application ! Ce dernier n’est pas juste par rapport aux investissements consentis sur une saison entière ! » Thierry Dailly abonde dans le même sens : « D’autant que dans un tour final, deux profils sont présents : les équipes qui le disputent avec l’ambition d’accéder à l’échelon supérieur et celles qui jouent pour se faire des recettes sans la moindre volonté de monter. Au final, cela devient une loterie ! »
Vous l’aurez compris, le système en place est grandement remis en cause par les principaux acteurs. Ils attendent, espèrent, que les choses vont encore bouger prochainement au niveau des fédérations. Gaspar Navez, président de l’ACFF, semble d’ailleurs ouvert à toute discussion constructive et pratique, mais il tient aussi à rappeler à tout le monde un fait important : « Ce n’est pas la fédération qui décide, mais bien les personnes qui représentent les clubs et qui siègent dans certaines commissions ! L’ACFF est composée de responsables mandatés par les clubs. »
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jimbojones
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Re: Le Soir 20/03/18
«Jouer à 14h le dimanche, ce n’est vraiment pas la solution»
On le constate chaque week-end, le public se déplace de moins en moins au stade. De nombreuses idées ont été lancées pour tenter de faire revenir les amateurs de football aux bords des terrains. Parmi elles, une modification horaire entendue par Pierre François, CEO de la Pro League. Celui-ci aimerait obtenir que les clubs amateurs jouent à 14h le dimanche tandis que les matches professionnels ne seraient pas programmés avant 16h. Une option qui a le mérite d’exister mais qui n’emballe pas nos interlocuteurs.
« Je ne pense pas que ces changements amèneraient plus de gens au stade », estime Salvatore Curaba. La concurrence des pros n’entre pas non plus en considération du côté du RWDM. « Je crois que si Anderlecht recevait le Standard alors que nous avons un match programmé au même moment, cela n’aurait aucune incidence sur l’affluence à Molenbeek. Et puis, au niveau de l’horaire, il faut préciser que l’UB envoie en début de saison un document à remplir pour demander à ne pas jouer en même temps que le club voisin. »
Le son de cloche est un peu différent dans le camp de l’Olympic. « Des clubs historiques comme les nôtres doivent, selon moi, jouer le soir… Cela nous arrive de jouer le dimanche à cause du Sporting de Charleroi et on voit la différence. L’idéal pour nous est de créer une habitude avec le match à 20h. A Charleroi, le dimanche c’est en famille et peut-être encore plus à l’Olympic où les fans sont en grosse majorité des personnes âgées. J’aime aussi le samedi car l’horaire facilite les repas et crée du mouvement dans la buvette. »
Plutôt que de jouer sur l’horaire du dimanche, Salvatore Curaba propose une autre solution pour faire revenir les gens au stade : « J’estime plutôt qu’il faut être courageux pour un supporter d’assister à des matches en décembre, janvier et février, dans le froid. Il serait peut-être plus intéressant d’étudier un changement de calendrier. Pourquoi ne pas démarrer la compétition plus tôt, l’été, style le 15 août et terminer le championnat aux alentours du 15 juin ? Cela permettrait de jouer durant les beaux jours et d’éviter ces innombrables remises. »
Thierry Dailly développe, lui, une autre idée : « Je préférerais que les opérateurs télévisuels offrent gratuitement, à tous les clubs amateurs, le décodeur pour qu’ils puissent retransmettre les matches pros en même temps que les supporters regardent leur rencontre au stade, et viennent donc à la buvette. »
De son côté, Jean-Paul Lacomble salue l’initiative mais aimerait qu’on aille plus loin. « Il faut apprécier l’effort de la Pro League d’intégrer progressivement la réalité du football amateur », explique le président du RFCL. « Mettre les matches pros à 16h permettrait peut-être aux fans de demeurer à la buvette pour regarder le match. Mais l’overdose de football ne vient pas que du seul week-end, elle est présente toute la semaine avec des matches chaque jour à la télé car celle-ci paie des droits astronomiques. Mon opinion est qu’il devrait y avoir une réflexion au niveau européen pour que ces millions ruissellent vers les amateurs. Si les grands clubs reconnaissent le maillage important du football amateur, pourquoi on n’acterait pas qu’une partie significative des droits télévisuels soit reversée au club amateur ? Car ceux-ci fournissent aussi des jeunes aux plus grands. »
«La Coupe de Belgique doit s’ouvrir à tous»
Si la réforme du championnat protège les plus grands clubs de notre pays, la Coupe de Belgique ne fait pas autrement.
Si la réforme du championnat protège les plus grands clubs de notre pays, la Coupe de Belgique ne fait pas autrement. Les « petits » n’ont aucune chance, ou presque. Non seulement les clubs de Division 1A n’entrent en lice qu’au stade des seizièmes de finale, mais en plus ils bénéficient du statut de tête de série. De quoi décourager…
« La Coupe doit être pour tous les clubs ! » s’indigne Thierry Dailly. « J’ai eu la chance de me mesurer à des clubs de D1 lorsque je jouais encore dans les divisions inférieures. Plus tôt les pros sont sur le pont, mieux c’est. La formule de la Coupe devrait être identique à celle de la France. Ce trophée doit être joué par tous les clubs belges, avec bien sûr des présélections pour les provinciales par exemple. Mais certains clubs doivent passer 5 tours pour pouvoir avoir la chance d’affronter une D1, c’est trop. C’est beau de voir un Calais face au PSG. Cela arrive une fois dans la vie d’un club. Je trouve cela magnifique. Si un jour je parviens à hisser le RWDM en D1A, je militerai pour cela, je me bâterai pour ! Imaginez un Olympic-Sporting au mois d’août, c’est super pour la ville, l’engouement. Ou un RWDM-Anderlecht, l’enthousiasme serait énorme. Et puis pour la beauté du sport, on ne doit pas entendre des phrases du genre ‘cela ne nous intéresse pas de jouer contre les petits clubs’. Les grands clubs mettent déjà des barrières en championnat. Ils sont à 24 et ils veulent rester à 24. Mais pas la Coupe, c’est autre chose et un changement de formule pourrait redorer son blason. »
« Passer 5 tours, au moins »
Adem Sahin acquiesce : « Je suis du même avis. Avoir la possibilité d’affronter une D1 est très important pour les petits clubs. Cela pourrait soutenir le budget de toute une saison. Et puis il faut savoir que si un club amateur ambitionne de rencontrer une D1 à l’heure actuelle, il doit passer au moins 5 tours et, inévitablement, il hypothèque le reste de la saison car il paie ses efforts par la suite. »
Tandis que Salvatore Curaba plaide également pour le changement : « Une entrée en lice plus précoce des D1 permettrait, c’est certain, des revenus supplémentaires pour les plus modestes équipes. »
La formule française séduit aussi Jean-Paul Lacomble : « Il est rafraîchissant de voir deux clubs de nationales en demi-finales. Mais saluons tout de même l’initiative qui oblige les D1A à jouer à l’extérieur en 16es de finale. Cela nous a par exemple permis d’accueillir Zulte Waregem dans un stade comble. Nous avions perdu 2-3 avec… 3 penalties accordés à notre adversaire, et je dis cela en semi-boutade. Il faut cependant peut-être aller plus loin puisque les 16 clubs de D1A se sont tous qualifiés. Je ne crie pas au complot mais pour la glorieuse incertitude du sport, il y a moyen de faire beaucoup mieux. »
On le constate chaque week-end, le public se déplace de moins en moins au stade. De nombreuses idées ont été lancées pour tenter de faire revenir les amateurs de football aux bords des terrains. Parmi elles, une modification horaire entendue par Pierre François, CEO de la Pro League. Celui-ci aimerait obtenir que les clubs amateurs jouent à 14h le dimanche tandis que les matches professionnels ne seraient pas programmés avant 16h. Une option qui a le mérite d’exister mais qui n’emballe pas nos interlocuteurs.
« Je ne pense pas que ces changements amèneraient plus de gens au stade », estime Salvatore Curaba. La concurrence des pros n’entre pas non plus en considération du côté du RWDM. « Je crois que si Anderlecht recevait le Standard alors que nous avons un match programmé au même moment, cela n’aurait aucune incidence sur l’affluence à Molenbeek. Et puis, au niveau de l’horaire, il faut préciser que l’UB envoie en début de saison un document à remplir pour demander à ne pas jouer en même temps que le club voisin. »
Le son de cloche est un peu différent dans le camp de l’Olympic. « Des clubs historiques comme les nôtres doivent, selon moi, jouer le soir… Cela nous arrive de jouer le dimanche à cause du Sporting de Charleroi et on voit la différence. L’idéal pour nous est de créer une habitude avec le match à 20h. A Charleroi, le dimanche c’est en famille et peut-être encore plus à l’Olympic où les fans sont en grosse majorité des personnes âgées. J’aime aussi le samedi car l’horaire facilite les repas et crée du mouvement dans la buvette. »
Plutôt que de jouer sur l’horaire du dimanche, Salvatore Curaba propose une autre solution pour faire revenir les gens au stade : « J’estime plutôt qu’il faut être courageux pour un supporter d’assister à des matches en décembre, janvier et février, dans le froid. Il serait peut-être plus intéressant d’étudier un changement de calendrier. Pourquoi ne pas démarrer la compétition plus tôt, l’été, style le 15 août et terminer le championnat aux alentours du 15 juin ? Cela permettrait de jouer durant les beaux jours et d’éviter ces innombrables remises. »
Thierry Dailly développe, lui, une autre idée : « Je préférerais que les opérateurs télévisuels offrent gratuitement, à tous les clubs amateurs, le décodeur pour qu’ils puissent retransmettre les matches pros en même temps que les supporters regardent leur rencontre au stade, et viennent donc à la buvette. »
De son côté, Jean-Paul Lacomble salue l’initiative mais aimerait qu’on aille plus loin. « Il faut apprécier l’effort de la Pro League d’intégrer progressivement la réalité du football amateur », explique le président du RFCL. « Mettre les matches pros à 16h permettrait peut-être aux fans de demeurer à la buvette pour regarder le match. Mais l’overdose de football ne vient pas que du seul week-end, elle est présente toute la semaine avec des matches chaque jour à la télé car celle-ci paie des droits astronomiques. Mon opinion est qu’il devrait y avoir une réflexion au niveau européen pour que ces millions ruissellent vers les amateurs. Si les grands clubs reconnaissent le maillage important du football amateur, pourquoi on n’acterait pas qu’une partie significative des droits télévisuels soit reversée au club amateur ? Car ceux-ci fournissent aussi des jeunes aux plus grands. »
«La Coupe de Belgique doit s’ouvrir à tous»
Si la réforme du championnat protège les plus grands clubs de notre pays, la Coupe de Belgique ne fait pas autrement.
Si la réforme du championnat protège les plus grands clubs de notre pays, la Coupe de Belgique ne fait pas autrement. Les « petits » n’ont aucune chance, ou presque. Non seulement les clubs de Division 1A n’entrent en lice qu’au stade des seizièmes de finale, mais en plus ils bénéficient du statut de tête de série. De quoi décourager…
« La Coupe doit être pour tous les clubs ! » s’indigne Thierry Dailly. « J’ai eu la chance de me mesurer à des clubs de D1 lorsque je jouais encore dans les divisions inférieures. Plus tôt les pros sont sur le pont, mieux c’est. La formule de la Coupe devrait être identique à celle de la France. Ce trophée doit être joué par tous les clubs belges, avec bien sûr des présélections pour les provinciales par exemple. Mais certains clubs doivent passer 5 tours pour pouvoir avoir la chance d’affronter une D1, c’est trop. C’est beau de voir un Calais face au PSG. Cela arrive une fois dans la vie d’un club. Je trouve cela magnifique. Si un jour je parviens à hisser le RWDM en D1A, je militerai pour cela, je me bâterai pour ! Imaginez un Olympic-Sporting au mois d’août, c’est super pour la ville, l’engouement. Ou un RWDM-Anderlecht, l’enthousiasme serait énorme. Et puis pour la beauté du sport, on ne doit pas entendre des phrases du genre ‘cela ne nous intéresse pas de jouer contre les petits clubs’. Les grands clubs mettent déjà des barrières en championnat. Ils sont à 24 et ils veulent rester à 24. Mais pas la Coupe, c’est autre chose et un changement de formule pourrait redorer son blason. »
« Passer 5 tours, au moins »
Adem Sahin acquiesce : « Je suis du même avis. Avoir la possibilité d’affronter une D1 est très important pour les petits clubs. Cela pourrait soutenir le budget de toute une saison. Et puis il faut savoir que si un club amateur ambitionne de rencontrer une D1 à l’heure actuelle, il doit passer au moins 5 tours et, inévitablement, il hypothèque le reste de la saison car il paie ses efforts par la suite. »
Tandis que Salvatore Curaba plaide également pour le changement : « Une entrée en lice plus précoce des D1 permettrait, c’est certain, des revenus supplémentaires pour les plus modestes équipes. »
La formule française séduit aussi Jean-Paul Lacomble : « Il est rafraîchissant de voir deux clubs de nationales en demi-finales. Mais saluons tout de même l’initiative qui oblige les D1A à jouer à l’extérieur en 16es de finale. Cela nous a par exemple permis d’accueillir Zulte Waregem dans un stade comble. Nous avions perdu 2-3 avec… 3 penalties accordés à notre adversaire, et je dis cela en semi-boutade. Il faut cependant peut-être aller plus loin puisque les 16 clubs de D1A se sont tous qualifiés. Je ne crie pas au complot mais pour la glorieuse incertitude du sport, il y a moyen de faire beaucoup mieux. »
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Martial Watrin
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Re: Le Soir 20/03/18
Je suis abonné au Soir (papier et numérique), mais je ne consulte que la version papier. Je vais aller voir sur le numérique.jimbojones a écrit : ↑22 mars 2018, 14:57http://plus.lesoir.be/146854/article/20 ... -des-dentsMartial Watrin a écrit : ↑22 mars 2018, 13:04Ces articles n'ont pas paru dans Le Soir. C'est dire la fiabilité des sources indiquées à ce propos.
Peut-être pas la version papier mais bien la version numérique...
Désolé de ne pas être abonné à La Meuse, je partage ce que j'ai sous la main![]()
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roy
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Re: Le Soir 20/03/18
"Nos 3 objectifs stratégiques : la reconstruction sportive, le retour à Rocourt et la solidité financière du club" ( Président Lacomble, le 30 décembre 2014).
"Pour la rue de la Tonne, je me réjouis de voir ce projet aboutir. Tout en renouant avec le passé d’un club prestigieux, j’y vois aussi et surtout un investissement important en faveur de la jeunesse et du sport liégeois." (Willy Demeyer le 16 janvier 2015).
"Pour la rue de la Tonne, je me réjouis de voir ce projet aboutir. Tout en renouant avec le passé d’un club prestigieux, j’y vois aussi et surtout un investissement important en faveur de la jeunesse et du sport liégeois." (Willy Demeyer le 16 janvier 2015).
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Herbi
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Re: Le Soir 20/03/18
Herbi ne dit rien du tout... Herbi n'a pas créé le topic parlant d'un article du soir.Mortimer a écrit : ↑22 mars 2018, 13:30Oui mais si Herbi le dit....Martial Watrin a écrit : ↑22 mars 2018, 13:04Ces articles n'ont pas paru dans Le Soir. C'est dire la fiabilité des sources indiquées à ce propos.
Herbi aimerait que les marrants s'intéressent plus aux messages qu'aux pseudos
Modifié en dernier par Herbi le 23 mars 2018, 08:24, modifié 1 fois.
"Les chroniqueurs de rock sont des gens incapables d'écrire, interrogeant des gens incapables de parler, pour des gens incapables de lire."
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Re: Le Soir 20/03/18
Oh Martial se serait planté ? Martial aurait parlé avant de réfléchir ?Martial Watrin a écrit : ↑22 mars 2018, 15:51Je suis abonné au Soir (papier et numérique), mais je ne consulte que la version papier. Je vais aller voir sur le numérique.jimbojones a écrit : ↑22 mars 2018, 14:57http://plus.lesoir.be/146854/article/20 ... -des-dentsMartial Watrin a écrit : ↑22 mars 2018, 13:04Ces articles n'ont pas paru dans Le Soir. C'est dire la fiabilité des sources indiquées à ce propos.
Peut-être pas la version papier mais bien la version numérique...
Désolé de ne pas être abonné à La Meuse, je partage ce que j'ai sous la main![]()
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Je n'ose y croire en tant que lauréat du prix Pulitzer des pensionnés de sudpresse, ce serait étonnant !
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Martial Watrin
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Re: Le Soir 20/03/18
Martial n'a pas parlé, il a écrit. Faut être précis, Herbi, quand tu essaies de mordre. Tu n'as pas des dents assez solides pour me croquer. De plus, tes infos sont nulles : je n'ai jamais collaboré à Sudpresse. Il est vrai que tu ne lis jamais un journal... 
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Re: Le Soir 20/03/18
Lire ton pseudo est moins" sinistrosant" que la lecture de tes messages ....Herbi a écrit : ↑22 mars 2018, 20:33Herbi ne dit rien du tout... Herbi n'a pas créé le topic parlant d'un article du soir.Mortimer a écrit : ↑22 mars 2018, 13:30Oui mais si Herbi le dit....Martial Watrin a écrit : ↑22 mars 2018, 13:04Ces articles n'ont pas paru dans Le Soir. C'est dire la fiabilité des sources indiquées à ce propos.
Herbi aimerait que les marrants s'intéressent plus aux messages qu'aux pseudos
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Re: Le Soir 20/03/18
Ça tombe très bien puisque, je le répète, le message parlant d'un article du soir, n'est pas de moi
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